lundi 23 mai 2011

Ghost Stories, histoire de fantômes chinois bientôt sur iPad.

Le module VASSAL de Ghost Stories

Bien, nous voilà donc au second article de la journée. Je viens de galérer une petite demi-heure pour insérer la photo d'entête du site de Yahndrev sur ce "*€@#$" de Blog que je ne maîtrise pas encore et j'ai bien failli abandonner mon idée première de faire un deuxième article aujourd'hui. Puis j'ai repensé à la nouvelle de ce matin qui m'a donné la pêche pour la journée et j'en ai conclu que ça méritait tout de même un effort.
Alors voila la nouvelle : le jeu de cartes Ghost stories (GS) est en passe d'être adapté sur iPad (je l'ai vu, je l'ai vu et vous pouvez aussi le voir ici !). Attention au jeu éponyme déjà présent sur l'app-store et qui n'a rien à voir. Une nouvelle comme ça mérite vraiment le détour et je vais essayer de vous faire comprendre pourquoi dans la suite de cette lecture.
Ghost stories en fait, je connais à peine. Je n'y ai jamais vraiment joué. J'ai lu les règles, je les ai comprises et j'ai surtout regardé quelques vidéos pas mal faites pour en comprendre les mécanismes. Et ça m'a plu ! Alors dans un deuxième temps je suis allé me procurer le module VASSAL de GS pour simuler une toute petite partie. Et ça marche, même si ce n'est pas parfaitement fluide ni complètement pratique en raison, notamment, de la petitesse des choses à l'écran. Il faut dire que je travaille sur un Macbook 13"...
Alors vous allez dire "Mais qu'est ce qu'il vient nous raconter ce gars sur un jeu qu'il ne connaît presque pas ?". Et bien moi, je serai vous je prendrais le truc à l'envers : qu'est ce qui peut faire que ce type ait envie de parler ici d'un jeu qu'il ne connaît pas ? Parce que j'en connais quelques uns quand même hein ! Et bien la valeur du jeu bien sûr. La dynamique, l'esprit, l'immersion... mais surtout et c'est quand même l'objet de ce Blog, le fait que l'on puisse y jouer complètement seul... puisque c'est un jeu coopératif.
Mais qu'est-ce qu'un jeux coopératif ? C'est tout simplement un jeu où les joueurs ne jouent pas comme c'est l'usage les uns contre les autres mais ensemble contre la mécanique interne du jeu, c'est à dire contre le jeu lui même. Pas d'intelligence artificielle mais plutôt une "intelligence scriptée" qui gère une succession d'attaques (de fantômes en l’occurrence) qu'il nous faudra contrer vagues après vagues. Un autre exemple de jeu coopératif au mécanisme interne plus élaboré (même si je préfère tout de même GS) est Pandémie (ou Pandemic) dont je parlerai bientôt grâce à un programme JAVA bien fait.
Pour jouer seul il y a deux solutions : soit jouer le rôle de tous les joueurs à tour de rôle (ce qui n'est pas un problème puisque les joueurs même s'ils sont différents sont censés coopérer pour vaincre et quoi de plus coopératif... que de coopérer avec soi-même ?), soit utiliser une variante du jeu proposée que je n'ai même pas essayée tant la version de base est déjà intéressante.
Le joueur solitaire incarne donc "quatre jeunes moines Taoïstes" occupant un village qu'ils sont voués à défendre. Ce village est constitué symboliquement de 9 tuiles correspondants à des lieux emblématiques du village dont les habitants vous donnent des pouvoirs lorsque vous "entrez" chez eux.
A chaque tour de jeux, les fantômes, plus ou moins puissants, attaquent les tuiles du village suivant un mécanisme que je ne détaille pas ici (cf. Règles complètes) et peuvent arriver à les hanter/désactiver auquel cas leurs habitants ne peuvent plus vous aider (phase Ying, celle du mal). Par ailleurs, en cas de hantise de trois cases, on considère que les fantômes ont gagné et le jeu est perdu. Dans une deuxième phase (Yang, celle du bien) vous pouvez vous déplacer de tuiles en tuiles (1 seule à chaque tour) pour activer tant que faire se peut les pouvoirs des habitants qui peuvent vous aider. Les pouvoirs sont multiples et divers : le temple vous permet de bénéficier de bouddhas qui permettent d'éviter certaines attaques, l'autel Taosiste permet d'annuler la hantise d'une tuile, le veilleur de nuit fait reculer les fantômes etc, etc... Mais il est possible aussi de troquer l'activation du pouvoir contre l’exorcisme des fantômes les plus menaçants. Pour cela vous utiliserez un mélange de jets de dés et de tokens d'exorcisme fournis au départ et que l'on peut continuer à gagner au cours du jeu. La somme des dés jetés et des tokens doit en gros dépasser le nombre de points qui représente la puissance des vilains.
Deux des fantômes du jeu. Le premier est une incarnation de Wu-Feng.

Le jeu consiste donc à lutter, lutter et lutter encore toute la nuit contre les fantômes qui s'agglutinent aux portes du village... Mais jusqu'à quand ? Et bien dans la pioche des cartes de fantômes que l'on tire les unes après les autres figurent selon la difficulté choisie, une ou plusieurs incarnation du vilain Wu-Feng qui est en gros le chef des fantômes, The Big Boss, seigneur des ténèbres et tout le reste... Il y a en a 10 au total chacune avec une puissance intrinsèque (forcément importante sinon on s'amuse moins...) et éventuellement un pouvoir particulier qui est bien em.... tant qu'à faire. Quand en conjuguant les forces des joueurs, qui peuvent par exemple cumuler leurs tokens, on arrive à battre l'incarnation de Wu-Feng et bien le jeu est gagné. Mais ça n'a rien d'évident et si jamais ça devenait trop facile il suffit d'augmenter la difficulté du jeu en intégrant plus d'une incarnation dans la pioche. Vous suivez ? :)
Voilà en gros. Retenez aussi que chaque joueur dispose lui-aussi d'un pouvoir propre (voler de tuiles en tuiles pour aller plus vite ou au contraire ralentir le temps, etc...), qu'il y a un dé "noir" qui cristallise le pouvoir des fantômes et vous oblige à piocher plus de fantômes attaquants que raisonnable ou à perdre des tokens... et vous comprendrez que les parties sont tendues mais gratifiantes lorsque l'on gagne.
Personnellement je trouve les mécanismes de ce jeu vraiment élégants et moi qui suis un habitué des jeux vidéo en tout genre, je m'amuse à voir combien une forme d'intelligence plus scriptée qu'artificielle et extrêmement rudimentaire peut représenter un challenge entrainant. Il n'est pas exclu que j'essaye encore le jeu à l'aide du module VASSAL mais je pense que je vais attendre la version iPad pour la simple raison que le module (comme tous les autres c'est un peu le principe de VASSAL d'ailleurs) n'applique aucune règle. C'est juste un plateau de jeu virtuel qui autorise donc les erreurs et autres errements. Par contre, le jeu iPad est un produit "Enforcement Rules ", c'est à dire qu'il surveille la partie et valide uniquement les coups autorisés ce qui, quand on apprend un jeu, est à mon sens fondamental. Mais cela vient, je le sais bien, de ma culture de jeux vidéo. Car quand on commence à apprendre un jeu classiquement à l'aide d'un plateau, il n'y a bien évidemment personne pour surveiller la bonne application des règles en dehors de vous-mêmes. Il faudra d'ailleurs un jour que je fasse un article sur ce que je pense de l’intérêt des plateformes électroniques pour l'apprentissage efficace des règles de jeux.
Allez, je vous laisse profiter d'une manière ou d'une autre (VASSAL, plateau, iPad...) de ce très bon jeu vraiment entrainant et au défit relevé. Bon jeu :)

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