Au cas où vous n'auriez pas vu... Dominion.
Bon, nous y voilà. Dominion... Ah Dominion ! Avant toute chose, Dominion est un jeu de cartes dont le principe et la règle sont un modèle de simplicité. Et moi, c’est ce que j’aime. En général je dis d’un tel jeu qu’il est « élégant ». C’est évidemment le cas ici mais j’éviterai de le dire car cela devient un leitmotive chez moi :) Ceci étant, tant qu’à faire, je ne parle que des jeux que j’aime hein ! Sinon j’aurais moins de plaisir à tenir ce Blog. Et puis de toute façon, j’ai réussi à le dire que Dominon était é...., alors... :)
Dominion est un jeu de « moyenne ». Le pitch est effectivement de réussir à obtenir, par le jeu de la pioche, des achats et des actions, une main supérieure à celle des adversaires.
Dominion est un jeu de « moyenne ». Le pitch est effectivement de réussir à obtenir, par le jeu de la pioche, des achats et des actions, une main supérieure à celle des adversaires.
Les cartes du jeu se partagent en 3 catégories :
1) De l’argent sous forme de pièces de valeur 1 (bronze), 2 (argent) ou 3 (or).
2) Des domaines de valeur 1, 2 (duché) ou 3 (province) également, objectifs ultimes du jeu.
3) Enfin des cartes « actions » qui sont des cartes vous accordant des pouvoirs une fois introduites dans votre main. Ces pouvoirs se partagent eux-mêmes en plusieurs catégories : de l’argent supplémentaire, la possibilité de prendre des cartes en plus, la possibilité d’acheter plusieurs fois, écarter des cartes du jeu (très important dans un jeu où la moyenne de la main est fondamentale), jouer une action deux fois de suite etc...
1) De l’argent sous forme de pièces de valeur 1 (bronze), 2 (argent) ou 3 (or).
2) Des domaines de valeur 1, 2 (duché) ou 3 (province) également, objectifs ultimes du jeu.
3) Enfin des cartes « actions » qui sont des cartes vous accordant des pouvoirs une fois introduites dans votre main. Ces pouvoirs se partagent eux-mêmes en plusieurs catégories : de l’argent supplémentaire, la possibilité de prendre des cartes en plus, la possibilité d’acheter plusieurs fois, écarter des cartes du jeu (très important dans un jeu où la moyenne de la main est fondamentale), jouer une action deux fois de suite etc...
La monnaie de Dominion.
A la lecture de ces quelques lignes, les joueurs expérimentés auront déjà compris le mécanisme fondamental du jeu : le combo. Et effectivement c’est là que réside le grand plaisir de ce jeu. Poser les unes derrières les autres les cartes, sans que l’adversaire ne puisse rien y faire, pour petit à petit accumuler les cartes « argent » et s’autoriser l’achat des domaines. Car c’est le joueur qui a engrangé le plus de domaines qui gagne le jeu sachant que le nombre total de domaines dépend du nombre de joueurs.
Une carte victoire de Dominion : le duché.
Mais la finesse du jeu est de construire progressivement le Deck tueur qui créera à son tour la main la plus puissante. Au début de chaque tour, chaque main ne comporte initialement que 5 cartes. C’est avec ces 5 cartes en mains seulement qu’à chaque tour il vous faudra prendre la décision d’ « acheter de l’argent » (payer par exemple un bronze et un argent pour obtenir un or), acheter une carte action qui se révèlera plus tard charnière (car les cartes achetées ne peuvent être jouées de suite) ou encore jouer une action (voire une suite d’actions si l’on « combotte » donc) pour éventuellement gêner ou prendre de cour l’adversaire dans la chasse aux domaines.
Une carte action : donne une pièce, une action et un achat de plus.
Je vous assure que si les règles vous paraissent obscures ici, elles vous paraîtront limpide après une ou deux parties. Et réjouissez-vous, il y a pléthore de manières de jouer à Dominion. Vous disposez tout d’abord d’une version Java vous permettant de jouer contre une IA. C’est sur cette version que je me suis fait les dents. Mais à dire vrai, elle a la réputation d’avoir une intelligence très limitée (moi je ne peux pas juger, je suis toujours une quiche face aux IA. Bon... en général aussi c’est vrai pffff !) et c’est en jouant contre des adversaires humains que vous comprendrez vraiment l’intérêt du jeu et ses finesses. Là aussi, il y a de quoi faire : Board Game Arena (BGA) est une toute nouvelle plateforme gratuite de jeu dont la philosophie est simple : si vous savez jouer au jeu sur table, vous saurez y jouer à l’écran. Il est vrai que ce site (pour tous les jeux qui y figurent d’ailleurs) est un modèle d'ergonomie, de stabilité et de clarté. Moi, c’est là-bas que je joue. En plus le site est français à la base et il y en a donc une version entièrement dans notre langue (au moins pour l’interface, pour les cartes à vrai dire je ne me souviens plus).
Malgré l’efficacité de ce site, j’ai cru néanmoins comprendre que les aficionados du jeu se retrouvent plutôt sur un autre site : Isotropic. Vous y trouverez donc toujours des adversaires de haut niveau dans une ambiance limite compétition d’ailleurs reflétée par l’austérité de l’interface. J’y suis passé, j’ai regardé... je suis parti ! C’est tout l’inverse de Board Game Arena. Si on ne connait pas les cartes sur le bout des doigts, impossible d’y jouer car elles ne sont représentées que par des icônes accompagnées d’informations minimales au possible. Sur BGA les cartes sont là ! On peut presque les toucher et surtout tout y est clair et au besoin un survol de la souris sur une carte explique les capacités de celle-ci.
Bon ben voila, à la louche quoi. A vous d’aller voir maintenant. Mais vraiment, maintenant que je commence à avoir une idée de ce qui se fait dans le domaine, non seulement le jeu mérite de s’y confronter mais en outre il est probable qu’on y trouve un plaisir réellement addictif. Dernière chose : pour les néophytes, Dominion est certainement ce qui se fait de plus didactique sans sacrifier pour autant la profondeur stratégique.
Madrid, Lostania le 26 mai 2011.
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